N’hésitez pas à diffuser cette chanson sur vos blogs et sites.
Les conditions de licence et les crédits à mentionner sont précisés ICI
CONTEXTE
En Espagne, Mariano Rajoy est pris dans la tourmente d’un scandale de grande ampleur (lire l’article de L. Lamant ici pour les abonnés à Mediapart, et mon billet en accès libre là). Il s’en défend en utilisant exactement les mêmes mots qu’Éric Woerth dans le cadre de l’affaire Bettencourt, et que Jérôme Cahuzac lorsqu’il nie avoir eu un compte en Suisse. Au-delà des différences de pays (Espagne, France) et de clivage politique (PP et UMP d’un côté, PS de l’autre), cette similitude de vocabulaire et de stratégie est frappante.
[citación M. Rajoy]
Es falso. Nunca, repito, nunca he recibido, ni he repartido dinero negro ni en este partido ni en ninguna parte. Nunca. Le diré otra vez. Es falso.
Es falso, Es falso !
No defraudo al Fisco
Nunca fui, le afirmo
Pagado en metálico
Ni cuenta ! Ni sueldo !
En un país extranjero
No tengo ni un Euro
En el banco Suizo
[citacion E. Woerth]
Jamás, lo digo mirándolo a los ojos, jamás he recibido el mas mínimo euro ilegal. Nunca he recibido dinero de aquella manera.
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Asi suena la cancion
De la corrupcion
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
En todas partes de Europa
Se habla la misma lengua
La sombra de los sobres
Sobre los dirigentes
Es una manipulación
Y total difamación
No tengo nada que ver
Con estas historias
(Y) no me voy a distraer
Por algunas protestas
[citacion J. Cahuzac]
Lo desmiento categóricamente. No tengo, señor diputado, nunca he tenido una cuenta en el exterior.
Ni antes ni ahora
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Así suena la canción
De la corrupción
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
En todas partes de Europa
Se habla la misma lengua
Nunca he recibido
Ningún dinero negro
Jamás, de ningún modo
Eso, le juro !
Mentira ! Calumnia !
No hay ninguna prueba
Guardo la tranquilidad
No temo a la verdad
[citacion E. Woerth]
- Todo lo que se, es que es falso, archifalso. Pueden ensayar la melodía de la Calumnia. Siempre es igual. Nunca recibí aquello. Para mi es insoportable. Mientras que yo soy el ministro que ha mas luchado contra la evasión fiscal en este país. Pero no tengo nada que reprocharme. Nada, nada que reprocharme.
- Como va a defenderse? Va a atacar por difamación a la señora Clair T? Va a contratar un abogado para que lo defienda?
-Ya veremos, si por qué non? Si los hecho resultan ser ciertos… si lo que se ha dicho es verdad… Si con toda seguridad yo atacaré!
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Así suena la canción
De la corrupción
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
En todas partes de Europa
Se habla la misma lengua
[choeurs]
Es falso, Es falso !
Ni cuenta ! Ni sueldo !
Mentira ! Calumnia !
Eso, le juro ! No hay ninguna prueba
Guardo la tranquilidad
No temo a la verdad No temo…
[citation M. Rajoy]
C’est faux. Jamais, je le répète, jamais je n’ai reçu ni distribué de dessous-de-table dans ce parti, ni nulle part ailleurs. Jamais. Je le redis. C’est faux.
C’est faux ! C’est faux !
Je ne fraude pas le fisc
Jamais je n’ai été payé
En argent liquide
Ni compte ! Ni salaire !
Dans un pays étranger
Je n’ai pas un seul euro
À la banque suisse
[citation E. Woerth]
Je n’ai jamais, jamais – je vous regarde dans les yeux – reçu le moindre euro illégal. Je n’ai jamais reçu de l’argent de cette manière là.
C’est pas moi, non c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Voilà ce que dit la chanson
De la corruption
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Un peu partout en Europe
C’est la même langue qui est parlée
L’ombre des enveloppes
Sur les dirigeants
Est une manipulation
Et une pure diffamation
Je n’ai rien à voir
Avec ces histoires
Et je ne vais pas me laisser distraire
Par quelques protestations
[citation J. Cahuzac]
Je démens catégoriquement. je n’ai pas monsieur le député, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger.
Ni avant, ni maintenant.
C’est pas moi, non c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Voilà ce que dit la chanson
De la corruption
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Un peu partout en Europe
C’est la même langue qui est parlée
Jamais je n’ai reçu
Aucun dessous-de-table
Jamais, d’aucune manière
Ça, je le jure !
Mensonge ! Calomnie !
Il n’y a aucune preuve.
Je garde mon calme,
Je n’ai pas peur de la Vérité
[citation E. Woerth]
– Tout ce que je sais c’est que c’est faux, c’est archi-faux. On peut toujours essayer de jouer l’air de la calomnie. C’est tout le temps comme ça. Je n’ai jamais reçu cela. C’est pour moi insupportable. Alors que je suis le ministre qui a le plus lutté contre l’évasion fiscale dans ce pays. Alors que je n’ai rien à me reprocher. Rien, rien à me reprocher.
– Comment allez-vous vous défendre ? Est-ce que vous allez attaquer en diffamation madame Claire T. ? Est-ce que vous allez prendre un avocat, vous défendre ?
– Mais nous allons voir, oui bien sûr pourquoi pas ? si les faits sont avérés… si ce qui est dit est vrai…
Oui bien sûr que je vais attaquer !
C’est pas moi, non c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Voilà ce que dit la chanson
De la corruption
C’est pas moi, c’est pas moi
Qui ai tiré la queue du chat
Un peu partout en Europe
C’est la même langue qui est parlée
C’est faux ! C’est faux !
Ni compte ! Ni salaire !
Mensonge ! Calomnie !
Ça, je le jure !
Il n’y a aucune preuve
Je garde mon calme
Je n’ai pas peur de la Vérité
Je n’ai pas peur
Cette semaine, la Parisienne Libérée chante la « refondation » de l’école publique.
En direct de Mediapart et face à Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale.
REFONDONS ! Paroles et Musique : la Parisienne Libérée
Avec un peu de magie
Et de concertation
La sourdine a saisi
Les revendications
A ceux qui s’en étonnent
Voici l’explication :
Ce n’est pas une réforme…
C’est une refondation !
Vocare au carré
Égal non-titulaire
AED, AVS
Et autres auxiliaires
N’ont qu’à bien se tenir
Que tout le monde se rassure
Il y aura des profs d’avenir
Dans l’école du futur
Refondons, refondons !
Une école exemplaire
Et titularisons
Tous les non-titulaires
Poussés par l’espérance
Plutôt que la sanction
Conjuguant Excellence
Et massification :
« j’excelle et je massifie
tu excelles et tu massifies
il excelle et il massifie »
Le ministre médite
Au moyens de donner
A tous, la réussite
Et du saumon fumé !
Ambition numérique
Et budgets sanctifiés
Formation spécifique
Pour la prépa-CP
Nos petits seront à l’aise
Et heureux d’être là
Quand on est Bac -16
On a la vie devant soi
Refondons, refondons !
Une école apaisée
Sans pion « de prévention
Et de sécurité »
Des vertus admirables
De la démocratie
Par un devoir sur table
Validons les acquis
Sortez votre crayon
Prenez une copie
Liberté d’expression
Au programme aujourd’hui
Sujet 1 : un ministre
De la république
Peut-il rendre publiques
Ses pensées politiques ?
Sujet 2 : la raison
Peut-elle être aliénée ?
La communication
Est-ce encore une pensée ?
Ce n’est pas une réforme
C’est une refondation !
Alors…
Refondons, refondons !
Nos leçons de morale
Et Sainte Evaluation
Délivre-nous du mal.
Cette semaine, la chronique de la Parisienne Libérée sera chantée en direct le vendredi soir sur le plateau de Mediapart, aux alentours de 22h30 (à 15 min. près)
FAUT-IL ÊTRE ABONNÉ(E) À MEDIAPART ?
Non. Les émissions de Mediapart sont en accès libre, de même que la chronique en plateau. L’ensemble du site est accessible aux non-abonnés de midi à minuit le jour de l’émission. Mais abonnez-vous quand même ou bien testez, ça vaut le coup :-)
SI ON LOUPE LE DIRECT, ON POURRA REGARDER LA CHRONIQUE PLUS TARD ?
Oui. La vidéo sera publiée comme d’habitude sur ce site et sur mediapart – le soir même ou au plus tard samedi. Les personnes qui sont abonnées à notre liste d’info recevront un lien direct.
COMMENT REGARDER LE DIRECT ?
- sur la page d’accueil de http://www.mediapart.fr
- dans cette fenêtre live Dailymotion qui deviendra active à partir de 18h et jusqu’à la fin du direct :
AU PROGRAMME le vendredi 19 octobre 2012
Un vendredi par mois, Mediapart transforme sa rédaction en plateau vidéos Live pour accueillir des débats : 5 heures de vidéos en accès libre en direct.
18h00-18h50 : « Retour sur nos enquêtes » animé par François Bonnet : Presse numérique, le manifeste / Premier Cercle, dans les coulisses du financement de l’UMP
19h00-20h00 : Laurent Mauduit et Joseph Confavreux questionnent Thomas Piketty : « La révolution fiscale n’est pas pour maintenant »
20h30-22h30 : Soirée spéciale « Refonder l’école de l’égalité » avec Vincent Peillon, Ministre de l’Education nationale, animée par Frédéric Bonnaud et Edwy Plenel ainsi que Lucie Delaporte, journaliste à Mediapart.
À 22h30 : Pour finir cette soirée, l’école et le ministre en chanson, par La Parisienne Libérée
Question 1 – À l’issue de la campagne présidentielle, comment expliquez-vous le relatif succès des discours qui présentent l’immigration comme un « problème » ?
Question 2 – De quels leviers disposons-nous pour faire face au pouvoir croissant des marchés financiers ?
Question 3 – Comment se caractérise pour vous le « sujet » néolibéral ?
Question 4 – La temporalité néolibérale est-elle compatible avec les rythmes démocratiques ?
Question 5 – D’après vous, quel rôle jouent les médias dans le système d’accréditation néolibéral ?
Juste avant les élections législatives en Grèce, François Hollande s’est adressé à la télévision grecque. Pas pour donner des consignes de vote – bien sûr le peuple est souverain – mais…
Le texte a été établi d’après la transcription donnée par l’Elysée, reproduit en partie documentation. L’entretien est visible sous sa forme intégrale ici. Il a été largement mentionné dans la presse la semaine dernière mais peu d’images ont circulé en France. Elles sont intéressantes au moins pour deux raisons :
- celles évoquées sur Mediapart (en particulier par Lénaig Bredoux et Michel Feher) : les propos du président français sonnent comme un avertissement – et une consigne de vote pour la droite grecque. Rappelons à ce propos la réaction du socialiste David Assouline à l’issue du scrutin grec : « Une coalition de gauche n’est pas une solution quand il y a un tel désastre national… »
- sur un plan rhétorique, ces extraits illustrent la « tactique » de F. Hollande : certes Tic… oui mais Tac !
A. TSIPRAS
« On peut comprendre qu’avant les élections il y ait une attitude de chantage qui soit exercée vis-à-vis de la Grèce pour la décourager de voter pour une formation de gauche comme la nôtre. »
F. HOLLANDE
« Moi, je ne veux pas faire pression. [...] Je respecte le peuple grec. [...]
Je ne suis pas un président de la France qui vient dire aux Grecs ce qu’ils ont à faire. Je ne veux pas menacer, parce que je ne crois pas que ce soit la bonne attitude.
Mais autant il est possible – et j’y veillerai, comme président de la France – d’apporter des fonds à la Grèce pour sa croissance, pour l’amélioration de sa situation, autant l’abandon pur et simple du mémorandum serait regardé par beaucoup de participants de la zone Euro comme une rupture.
[...] Moi, je ne veux pas faire pression. [...] Je respecte le peuple grec. [...]
Je n’ai rien à dire qui puisse l’influencer, parce que ce ne serait pas ma conception du rapport avec la Grèce qui est un grand pays, qui est fier et qui n’attend pas d’être dirigé par d’autres que les Grecs.
Donc, ce que je leur demande, c’est d’avoir confiance dans ce que nous pouvons faire ensemble, d’avoir aussi le souci de la vérité, c’est-à-dire de faire le choix qui leur paraîtra le meilleur et s’ils veulent rester dans la zone Euro, eh bien, de savoir que l’Europe leur viendra en soutien parce que c’est nécessaire et qu’en même temps des efforts sont à faire, mais dans la justice.
[...] Moi, je ne veux pas faire pression. [...] Je respecte le peuple grec. [...]
J’ai conscience que les électeurs doivent avoir la pleine souveraineté.
Mais je dois les prévenir, parce que c’est mon devoir, parce que je suis un ami de la Grèce, que si l’impression est donnée que les Grecs veulent s’éloigner des engagements qui ont été pris et abandonner toute la perspective de redressement, alors il y aura des pays dans la zone Euro qui préféreront en terminer avec la présence de la Grèce dans la zone Euro. Donc je préfère le dire parce que c’est le langage de la vérité. Moi, je ne suis pas sur cette position, je suis pour que la Grèce reste dans la zone Euro.
[...] Moi, je ne veux pas faire pression. [...] Je respecte le peuple grec. [...]
Mais les Grecs doivent savoir que cela suppose qu’il y ait une relation de confiance. [...]
- Monsieur le Président, je vous remercie énormément.
Retranscription de l’entretien donné par François Hollande à la chaîne de télévision grecque Mega Channel [source : Mediapart]
INTERVIEW DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A MEGA CHANNEL
Paris – Jeudi 13 Juin 2012
Bonsoir Monsieur le président.
LE PRÉSIDENT – Bonsoir.
QUESTION – Je voudrais vous remercier de cette interview et vous dire que c’est un grand honneur pour moi de vous accueillir aux actualités de 20 heures du Méga Channel.
Je commence par le programme grec qui est fondé sur quelques idées pour la récession, qui sont loin de la réalité. 20 % de récession totale en Grèce ces cinq dernières années. Quels sont les changements auxquels les Grecs peuvent espérer après une renégociation du mémorandum ? Est-ce qu’ils peuvent espérer un prolongement de la période d’ajustement budgétaire ? Est-ce qu’ils peuvent espérer que les salaires et les pensions ne baissent plus et que l’Europe mette l’accent sur la croissance ?
LE PRÉSIDENT – Depuis que je suis élu président de la République française, j’ai mis la croissance comme la priorité de ce que doit être l’engagement européen. Nous aurons un conseil de tous les chefs d’Etat et de gouvernement à la fin du mois de juin et nous aurons des mesures pour la croissance qui doivent avoir des retombées pour la Grèce si la Grèce elle-même choisit de rester dans la zone euro et de respecter ses engagements. Respecter les engagements qui ont été pris, cela ne veut pas dire rester dans la même situation et j’ai même notamment plaidé auprès de mes collègues, chefs d’Etat et de gouvernement pour que les fonds européens, les fonds structurels qui ne sont d’ailleurs pas utilisés, puissent l’être pour que la Grèce retrouve de la croissance.
QUESTION – Est-ce que vous pouvez spécifier cela. Il y a beaucoup de Grecs qui pensent que le pays ne risque pas de sortir de la zone Euro parce que ceci coûterait très cher à la zone Euro. Cela est vrai ou bien il y existe un danger et donc certains se préparent pour cette éventualité ?
LE PRÉSIDENT – Moi, je respecte le peuple grec. Il décidera ce qu’il voudra à l’occasion de l’élection du mois de juin, le 17. Je suis moi-même président de la République d’un pays qui va voter le même jour, la France. Donc, j’ai conscience que les électeurs doivent avoir la pleine souveraineté mais je dois les prévenir parce que c’est mon devoir, parce que je suis un ami de la Grèce, que si l’impression est donnée que les Grecs veulent s’éloigner des engagements qui ont été pris et abandonner toute la perspective de redressement alors il y aura des pays dans la zone Euro qui préféreront en terminer avec la présence de la Grèce dans la zone Euro. Je préfère le dire parce que c’est le langage de la vérité, moi, je ne suis pas sur cette position, je suis pour que la Grèce reste dans la zone Euro mais les Grecs doivent savoir que cela suppose qu’il y ait une relation de confiance.
QUESTION – Après les élections du mois de mai tout le parti politique grec parle d’une renégociation du mémorandum mais il y en a certains qui sont pour son annulation. Dans ce cas, l’aide financière serait interrompue ?
LE PRÉSIDENT – Moi, je ne veux pas faire pression, je ne suis pas un président de la France qui vient dire aux Grecs ce qu’ils ont à faire, je ne veux pas menacer car je ne crois pas que ce soit la bonne attitude mais autant il est possible et j’y veillerai comme président de la France d’apporter des fonds à la Grèce pour sa croissance, pour l’amélioration de sa situation autant l’abandon pur et simple du mémorandum serait regardé par beaucoup de participants de la zone Euro comme une rupture.
QUESTION – Est-ce vrai ce que certains disent que les Européens se sont dépêchés de régler le problème espagnol afin de préparer l’Europe pour un accident grec ?
LE PRÉSIDENT – Non, ce n’est pas vrai. Il y a eu une urgence à traiter la question des banques espagnoles. Il y avait un risque très sérieux pour l’Espagne de ne plus pouvoir se financer. Vous voyez, ce n’était pas une situation qui ne concerne que la Grèce, cela peut concerner d’autres pays même si la situation est très différente mais il n’est pas vrai de laisser penser qu’il y aurait eu un soutien à l’Espagne pour mieux traiter le cas grec après, non. L’Europe, elle doit prendre les situations comme elles se présentent et intervenir dans un délai rapide ce qui a été fait à un moment pour la Grèce et ce qui a été fait dans un autre contexte pour l’Espagne.
QUESTION – Vous savez ce qu’ils disent en Grèce, ils disent qu’en Europe, il y a plusieurs politiciens qui parlent, expriment leurs idées sur le présent, le futur européen mais à la fin l’Europe fait ce qu’Angela MERKEL désire et ils disent çà en prenant en compte la période précédente en ayant en tête que Nicolas SARKOZY surtout à la fin était toujours d’accord avec Mme MERKEL. Comment cela va changer ?
LE PRÉSIDENT – Il y a d’abord eu un changement. Les Français ont voulu me porter à la présidence de la république. C’est fait. Il y a eu un second changement. J’ai fait en sorte que la croissance soit maintenant le thème sur lequel nous devons mettre les Européens autour de la table et prendre de nouveaux engagements. Il y a un troisième changement : c’est que la situation financière est devenue telle que nous devons aussi avoir des garanties pour les banques puissent être préservées et financées. Donc nous sommes déjà dans une autre étape. C’est ce que doivent comprendre les Grecs aussi. Ce ne sera pas simplement deux personnes qui en Europe s’arrangeront pour décider à la place des autres. Ce n’est pas vrai. Je ne sais pas si c’était vrai dans le passé, en tout cas ce ne sera pas vrai dans le futur.
QUESTION – ça c’est très important pour les pays les plus faibles. Mais l’Europe n’a pas d’accord sur les sujets sur la croissance. Tout le monde ne pense pas que la discipline budgétaire et la croissance doivent être sur le même côté du médaillon.
LE PRÉSIDENT – C’est vrai l’Europe a des gouvernements qui ne pensent pas la même chose sur ces sujets, de la croissance, de la discipline, du contrôle des banques, ou de la taxe sur les transactions financière ou des eurobonds. Il y a des différences. Mais c’est important que nous trouvions des compromis à la fin et je veillerai à ce qu’il y ait un compromis. Un compromis, cela suppose qu’il y ait du sérieux budgétaire. Dans mon propre pays, nous allons faire des choix qui vont nous permettre de retrouver l’équilibre des comptes publics parce que nous avons aussi une dette importante. Mais il y aura aussi des choix de croissance. D’ailleurs je dis cette chose tellement simple : s’il n’y a pas de croissance, et les Grecs en font l’expérience, il ne peut pas y avoir de réduction des déficits publics. Donc nous avons besoin d’être sérieux, disciplinés, mais en même temps, nous avons besoin d’avoir plus d’activité économique pour qu’il y ait plus de recettes fiscales, qui viennent ensuite abonder, améliorer les trésors publics de chacun des pays.
QUESTION – Beaucoup de gens et pas seulement en Grèce croient que l’Allemagne veut créer une Europe à deux vitesses. Voyons l’image actuelle. Déjà trois pays dans un mémorandum, un autre pays Espagne, un mémorandum «light» comme ils disent. Peut-être demain matin, d’autres pays aussi un programme. Qu’est-ce que cela veut dire ? Nous sommes devant la création d’une Europe de ceux qui prêtent et de ceux qui empruntent. Quelle est votre vision pour l’Europe ? Quel était la vision du Général de Gaulle qui parlait d’une Europe qui s’étend de la mer adriatique jusqu’aux montagnes de l’Oural ?
LE PRÉSIDENT – Il y a une Europe à 27. Elle n’a pas forcément les mêmes vitesses pour régler un certain nombre de problèmes ou de se mettre au niveau d’un certain nombre d’enjeux et je le comprends parfaitement la preuve, c’est qu’il y a d’abord une zone Euro et puis des pays qui ne sont pas dans la zone Euro. La France, la Grèce, nous sommes dans la zone Euro et donc nous devons nous, être solidaires les uns des autres, faire des efforts par rapport à nos devoirs de responsabilité mais il y a déjà une première union qui s’est constituée avec la zone Euro et moi je veux préserver la zone Euro. Les pays qui sont dans la zone Euro doivent pouvoir rester dans la zone Euro à condition de le vouloir et de le décider, c’est ce que vont faire les Grecs le 17.
QUESTION – Peut-être ça c’est le message pour le peuple grec ou voulez dire un autre mot encore ?
LE PRÉSIDENT – Non, moi je suis Français, ami des Grecs, je leur demande de me faire confiance. Je ne suis pas candidat, je ne suis que président de la République française, je n’ai rien à forcer de la part de ce que doit faire le peuple grec. Je n’ai rien à dire qui puisse l’influencer parce que ce ne serait pas ma conception du rapport avec la Grèce qui est un grand pays, qui est fier et qui n’attend pas d’être dirigé par d’autres que les Grecs. Donc, ce que je leur demande, c’est d’avoir confiance dans ce que nous pouvons faire ensemble, d’avoir aussi le souci de la vérité, c’est-à-dire de faire le choix qui leur paraîtra le meilleur et s’ils veulent rester dans la zone Euro, eh bien, de savoir que l’Europe leur viendra en soutien parce que c’est nécessaire et qu’en même temps des efforts sont à faire et dans la justice, ça a été mon programme en France. Des efforts sont nécessaires mais dans la justice que ce soit les plus favorisés, les plus riches qui paient l’effort qui est demandé.
QUESTION – Monsieur le président, je vous remercie énormément.
On l’a espérée, cette alternance. On l’a voulue. Alors on pourrait penser qu’au moment où elle arrive on s’y attend un peu, on est préparés… Mais non en fait. Quel intense soulagement, quel bonheur !
COMME UN SENTIMENT D’ALTERNANCE
Paroles et musique : la Parisienne Libérée
Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai rangé toute la maison
Ça me prend parfois mais là c’était avec passion
Je ne sais pas comment, lavomatique, aspirateur
Y a subitement eu un déclic de bonne humeur
J’ai comme un sentiment d’alternance
Un soulagement
Une émotion qui balance
Enfin librement
Quelque chose qui recommence
Une respiration
Je suis tellement heureuse quand j’y pense
On change de saison
Je sors dans la rue, les gens sourient, sont détendus
Et sur la place des enfants crient, les passant passent
Sur le banc public les ados roulent d’un œil oblique
Pendant que leurs copains jouent aux boules
Voilà que ça me repique
J’ai comme un sentiment d’alternance
Un soulagement
Une émotion qui balance
Enfin librement
Quelque chose qui recommence
Une respiration
Je suis tellement heureuse quand j’y pense
On change de saison
Ça faisait longtemps que je ne rêvais plus
Aussi follement
Un bail vraiment que je n’avais pas eu
Ce genre d’élan
Je marche dans Paris ça sent le printemps
Sous le parapluie
Je marche dans Paris c’est étonnant
Comme aujourd’hui
J’ai comme un sentiment d’alternance
Un soulagement
Une émotion qui balance
Enfin librement
Quelque chose qui recommence
Une respiration
Je suis tellement heureuse quand j’y pense
On change de saison
Il était temps je n’en pouvais plus
Merci vraiment
Encore cinq ans je n’aurais pas tenu
Sérieusement
Il était temps de faire quelque chose
C’est fait maintenant
Je ne vais pas chanter la vie en rose
Mais quasiment
J’ai comme un sentiment d’alternance
Un soulagement
Une émotion qui balance
Enfin librement
Quelque chose qui recommence
Une respiration
Je suis tellement heureuse quand j’y pense
On change de saison
LA BOULE PUANTE
Paroles et musique : la Parisienne Libérée
[citation N. Sarkozy] « Comme toujours avant la présidentielle il y a un certain nombre de boules puantes »
[citation F. Fillon] « C’est le moment où toutes ces boules puantes sortent d’une façon qui est parfaitement scandaleuse »
[citations N. Sarkozy] « De se boucher le nez… »
« Le petit jeu qui consiste à se pincer le nez… »
« Ils se bouchent le nez… »
« On se bouche le nez… »
Au rayon farces et attrapes
Un méchant diable à ressort
Soudain rejailli de sa boîte
Pétant de tricolore
Voudrait qu’on mette au balcon
Nos drapeaux d’identité
En l’honneur de la Nation
Et d’un glorieux passé
Quand on entend ce qu’il dit
– Sur la France
La boule puante c’est lui
– Qui la lance
(bis)
Pas loin du coussin péteur
Les nostalgies impériales
Cadastrent des rancœurs
Au nom de la morale :
Volonté de puissance
Vapeurs d’espace vital,
C’est moins une renaissance
Qu’un attentat nasal !
Quand on entend ce qu’il dit
– Sur la France
La boule puante c’est lui
– Qui la lance
(bis)
[citation France Inter ] « Calomnies, rumeurs et boules puantes »
[citations France Info] « On appelle ça les boules puantes et chaque campagne en a son lot »
« Ambiance boules puantes à six jours du second tour »
Idées pouacres et putrides
Allocutions méphitiques
Au cœur d’une pensée fétide
Exhalaisons tyranniques
Longs manteaux de cathédrales
Radicules de chrétienté
Rage antisyndicale
Ça commence à empester
Quand on entend ce qu’il dit
– Sur la France
La boule puante c’est lui
– Qui la lance
(bis)
Il faut qu’il perde les élections
Avant qu’on tombe évanouis
Dans le vent nauséabond
Des haines empuanties
Il faut qu’il range sa boîte à Meuh
Et son bousin politique
Ses lieutenants nidoreux
Flatulents pathétiques
[citation E. Raoult / F. Bonnet] « (…) autant de sang sur le mains que Mediapart
peut avoir de caca sur les mains (…) Très franchement
on dit que c’est un journal Mediapart…
– C’est un journal, c’est un journal.
– … c’est un office merdique »
Quand on entend ce qu’il dit
– Sur la France
La boule puante c’est lui
– Qui la lance
Quand on entend ce qu’il dit
– Sur la France…
(bis)
[citation L. Ferrari / N. Sarkozy - TF1 12.03.12]
« - Plusieurs sites internet affirment que le colonel Kadhafi
aurait financé votre campagne en 2007, est-ce que c’est vrai?
- Ah ben dites-moi s’il l’avait financé j’aurais pas été très reconnaissant. »
Il paraît qu’il y aurait
Enfin, il semblerait
Que peut-être il se pourrait
Si c’était avéré
Y avoir eu un mémo
Qui si ça se trouve est faux
Évoquant un cadeau
De cinquante millions d’euros
GEN/ NS V. MEMO DG FINANCEMENT CAMPAGNE TOTALEMENT RÉGLÉ
Un document crypté
Hyperhiéroglyphique
Qu’il faudrait déchiffrer
De manière scientifique
Si « NS + BH »
Semble être une addition
On ignore qui se cache
Derrière l’opération !
GEN/ NS V. MEMO DG FINANCEMENT CAMPAGNE TOTALEMENT RÉGLÉ
Simple memorandum
Que rien n’authentifie
Ne prouve pas que la somme
Ait quitté Tripoli
Via des comptes offshore
Direction le Panama
Pour financer l’essor
D’un petit candidat
GEN/ NS V. MEMO DG FINANCEMENT CAMPAGNE TOTALEMENT RÉGLÉ
Le prétendu Leader
Et présumé Tyran
Fut l’invité d’honneur
Du néo-président
Leur collaboration
Aurait pu continuer
Si la révolution
N’avait pas tout gâché
GEN/ NS V. MEMO DG FINANCEMENT CAMPAGNE TOTALEMENT RÉGLÉ
Si « NS + BH »
Semble être une addition
On ignore qui se cache
Derrière l’opération
GEN/ NS V. MEMO DG FINANCEMENT CAMPAGNE TOTALEMENT RÉGLÉ
Le Pharaon était pressé
Il lui fallait sa pyramide
Un marchand lui a proposé
Une solution simple et rapide
Avec financement innovant
Portée par une bonne gouvernance
Obtenue en mutualisant
Un ensemble de compétences
Pour t’équi-PPP
Je vais m’occu-PPP
De dévelo-PPP
Un Partenariat Public Privé
Pour t’attra-PPP
T’entourlou-PPP
Je vais t’extir-PPP
Un Partenariat Public Privé
Aussitôt dit aussitôt fait
Une signature aura suffi
Demain c’est le début du chantier
Dans moins d’un an tout est fini
Ultramoderne et majestueux
C’est un monument imposant
Qui s’élèvera vers les cieux
Tout le monde s’extasie sur les plans
Pour t’équi-PPP
J’vais m’occu-PPP
De dévelo-PPP
Un Partenariat Public Privé
Pour t’attra-PPP
T’entourlou-PPP
Je vais t’extir-PPP
Un Partenariat Public Privé
Quand arrive pour quelques millions
La facture du premier loyer
C’est surprenant dit le Pharaon
L’équipement n’est pas terminé
Le jour de l’inauguration
Au lieu de la pierre annoncée
C’est un bâtiment de béton
Et la pyramide est carrée !
Pour t’équi-PPP
Je vais m’occu-PPP
De dévelo-PPP
Un Partenariat Public Privé
Pour t’attra-PPP
T’entourlou-PPP
Je vais t’extir-PPP
Un Partenariat Public Privé
Vendredi 2 décembre à 19h30, la Parisienne Libérée chantera en direct de la rédaction de Mediapart à l’occasion de la journée « portes ouvertes numériques ». Pour y assister il vous suffit de vous rendre sur le site http://www.mediapart.fr
Cette performance d’environ 20 minutes sera accompagnée par Mimoso et retransmise en streaming (lecture continue), vous pourrez donc y assister tranquillement depuis n’importe quel ordinateur – en espérant qu’aucun problème informatique ne fasse obstacle à cette belle initiative de scène virtualisée ! Si vous n’arrivez pas à consulter la vidéo du concert en direct, vous pourrez la retrouver en libre accès sur dailymotion dans les jours qui suivront.
Vendredi 2 décembre, l’ensemble des contenus du site Mediapart sera également disponible en accès gratuit jusqu’à minuit. Si vous décidez de vous abonner ce jour là vous bénéficierez d’un tarif très réduit pour suivre l’actualité jusqu’aux élections présidentielles.
En bref
- 12h : débat sur la crise économique
- 16h : débat les présidentielles
- 17h : débat la presse en ligne
- 20h : débat sur l’investigation
Programme détaillé
vendredi 2 décembre 2011- MEDIAPART – PORTES OUVERTES NUMÉRIQUES
11h00 – 12h00: science – Michel de Pracontal
12h00 – 13h00: débat en direct sur la crise, avec Mathieu Magnaudeix, Laurent Mauduit et Martine Orange, animé par Michel de Pracontal
14h00 – 15h00: culture, idées, arts – Patrice Beray, Joseph Confavreux, Dominique Conil, Christine Marcandier, Antoine Perraud et Hugo Vitrani
15h00 – 16h00: logement, immigration, social, environnement – Carine Fouteau, Michaël Hadjdenberg, Jade Lindgaard et Ellen Salvi
16h00 – 17h00: débat en direct sur la présidentielle 2012, avec Stéphane Alliès, Lénaïg Bredoux, François Bonnet et Valentine Oberti, animé par Graham Tearse (journaliste britannique, éditeur des pages Mediapart English)
17h00 – 18h00: débat en direct sur la presse en ligne, avec Edwy Plenel et François Bonnet, animé par Daniel Schneiderman (journaliste, créateur du site Arrêt sur images)
18h00 – 19h00: l’actualité internationale – François Bonnet, Thomas Cantaloube et Pierre Puchot
19h30 – 20h00: concert en direct de La Parisienne Libérée
20h15 – 22h00: débat en direct sur l’investigation, avec Fabrice Arfi, Michel Deléan, Louise Fessard et Karl Laske, animé par Frédéric Bonnaud (animateur sur la radio Le Mouv’)
L’USINE A BÉBÉS
paroles et musique : la Parisienne Libérée
Les enfants demandent parfois
Comment on fait les bébés
Depuis la nouvelle loi
C’est facile à expliquer
Fini les histoires de graine
Qu’on mettait je sais pas où
On a résolu le problème
Plus besoin de planter des choux
Dans l’usine à bébés
On accouche à la chaîne
Tout est robotisé
Entends-tu les sirènes?
Dans l’usine à bambins
On reçoit nos loupiots
Un budget à la main
Les yeux sur le chrono
Pour mettre au monde un lardon
L’amour ne sert plus à rien
Il faut de la concertation,
Mutualiser les moyens.
Grâce aux bonnes péréquations
De nos pôles hospitaliers
On augmente la production
On ferme les maternités
[citation N. Sarkozy]
Dans l’usine à bébés
On accouche à la chaîne
Tout est robotisé
Entends-tu les sirènes?
Dans l’usine à bambins
On reçoit nos loupiots
Un budget à la main
Les yeux sur le chrono
Pour pouvoir donner naissance
A un petit galopin
Faut consulter des instances
Qui sont de plus en plus loin
Si ça naissait dans les roses
Les enfants, ça se saurait
Les sages-femmes auraient des pauses
Et le temps de discuter
Dans l’usine à bébés
On accouche à la chaîne
Tout est robotisé
Entends-tu les sirènes?
Dans l’usine à bambins
On reçoit nos loupiots
Un budget à la main
Les yeux sur le chrono
La cigogne devient trop chère
C’est pour ça qu’on restructure
Finalement ton petit frère
Il est né dans la voiture
Le ministre était content
Il a dit devant son berceau
Voilà le divin Enfant
Un bébé à coût zéro
« SI JE COULE, TU COULES AVEC MOI »
paroles et musique : la Parisienne Libérée
Elle balance beaucoup apparemment, Hélène
Paraît qu’elle sait tout, ça va faire des problèmes
Tu aurais pu garder toi
Tes histoires de petit soldat
Elle balance beaucoup, elle est du genre tenace
Elle en met partout et jusqu’aux Bahamas
Tu sais ce qu’il te reste à faire
Trouve un truc pour la faire taire
Si je coule, tu coules avec moi
Si je coule, tu coules avec moi (bis)
Elle balance beaucoup apparemment, ta femme
Faudrait pas surtout que ça finisse par un drame
Mais qu’est-ce qu’elle va raconter
Nos voyages à l’étranger ?
Elle balance beaucoup apparemment, elle dit
Que tu es abonné aux « Genève – Londres – Paris »
Quand on porte des mallettes
On le raconte pas à Lisette
Si je coule, tu coules avec moi
Si je coule, tu coules avec moi (bis)
Elle balance beaucoup, elle parle même à la presse
Briefe-la un bon coup, envoie-la à confesse
La maison en Colombie
Etait vraiment riquiqui
Elle balance beaucoup ton ancienne princesse
Fais-lui réciter les strophes de la messe
Pour les comptes à l’étranger
T’as qu’à dire que c’est Mémé
Ya comme qui dirait
Du remue-ménage
Le vent a tourné
On entend l’orage
Piégé par la houle
On sombre parfois
Seulement si je coule,
Tu coules avec moi !
Si je coule, tu coules avec moi
Si je coule, tu coules avec moi
Citation Hélène Gaubert
« Paris – Genève – Londres, et Paris. »
Paris – Genève, Genève – Londres, Londres – Paris
Pour un petit voyage d’agrément entre amis
A côté de la brosse à dents
Case les billets de 500
Paris – Genève, Genève – Londres, Londres – Paris
Fais pas trop de remue-ménage, ma jolie
Paris – Genève – Londres – Paris
Amuse toi bien mon chéri
C’est l’histoire d’un marchand d’armes
Dont on ne retient pas le nom
Un monsieur sans états d’âmes
L’homme qui valait des millions
C’est l’histoire d’un marchand d’armes
Qui ne payait pas d’impôts
Mais qui finançait des campagnes
Et des promenades en bateau
Monsieur propre est un ami pratique Monsieur propre, superbrillant Monsieur propre, mieux qu’un lavomatic Monsieur propre lave de l’argent… Sale !
Voyez là-bas dans la piscine
C’est le ministre du budget
Sans être devin on devine
Qu’il a reçu des liquidités
Le problème c’est qu’il y en a plusieurs
A jouer comme ça les gigolos
Futur ministre de l’intérieur
En polo blanc sur la photo
Monsieur propre est un ami pratique Monsieur propre, superbrillant Monsieur propre, mieux qu’un lavomatic Monsieur propre lave de l’argent… Sale !
600m2 à paris
Ca fait de quoi mettre quelques tablées
Je dirais pas que c’est joli
Mais c’est sacrément décoré
600m2 à paris
Industriels et patrons de presse
Hauts fonctionnaires, tous des amis
Qui trinquent aux frais de la princesse
Monsieur propre est un ami pratique Monsieur propre, superbrillant Monsieur propre, mieux qu’un lavomatic Monsieur propre lave de l’argent… Sale !
Il paraît qu’un agent du fisc
A essayé de le contrôler
Faut croire qu’il avait le goût du risque
Ou qu’il était mal informé
Passe passe moi tout ça en offshore
Je te ferai faire un tour en auto
Jaguar, Bentley, puis quoi encore ?
Revenu imposable : zéro
Monsieur propre est un ami pratique Monsieur propre, superbrillant Monsieur propre, mieux qu’un lavomatic Monsieur propre lave de l’argent… Sale !
La fête a failli s’arrêter
A la douane d’un aéroport
A quoi bon prendre d’un jet privé ?
Le marchand d’armes en rage encore !
La fête a failli s’arrêter
Pour un petit million et demi
Dans une valise non déclarée
En provenance de Tripoli
C’est l’histoire d’un marchand d’armes
Qui ne payait pas d’impôts
Mais qui finançait des campagnes
et des ballades en bateau.