Mediapart 9. LE SUBCONSCIENT DE LA GAUCHE

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DOCUMENTATION

vidéo de l’entretien (40 min.) – 25.11.11

article d’Antoine Perraud et Martine Orange – Mediapart – [accès abonnés]

réaction d’Apathie sur RTL – 02.12.11

E. Todd sur BFMTV – 02.12.11

E. Todd – école de management – conférence sur l’origine des systèmes familiaux – 07.12.11

autres liens à suivre :
http://www.laparisienneliberee.com/recette-de-la-revolution

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LE SUBCONSCIENT DE LA GAUCHE
paroles et musique : la Parisienne Libérée
citations : Emmanuel Todd

Sous le drapeau du libre-échange
Les pays ne sont plus égaux
Il y en a que ça arrange
Quand d’autres ont la tête sous l’eau
Quelque chose ne va pas
Depuis la monnaie unique
On s’en doutait mais voilà
L’Histoire redevient tragique

« La vérité c’est que l’Europe qui était censée être le continent de la démocratie libérale, en tant qu’organisation centrale, est devenue une machine qui a cassé la démocratie dans des régions où elle venait de naître. »

Faut-il que les citoyens
Soient ainsi domestiqués
Pour cuisiner le festin
Auquel ils ne sont plus conviés?
Deux cent milliards chaque année
La dette publique est servie
C’est un bien copieux souper
Les riches ont bon appétit

« La dette publique, Marx il en parle et il la voit du bon côté, il ne la voit pas comme nous maintenant – enfin comme eux plutôt – « c’est des gens ils sont vilains, ils ont trop dépensé, ils se sont endettés ». Il ne la voit pas sur le mode « la cigale et la fourmi » avec « les cigales sont méchantes ». Marx il voit bien le point de vue intéressant qui est le point de vue de la fourmi. Sauf que c’est pas la fourmi parce que la fourmi est complètement absurde dans la fable : elle ne veut pas prêter. La vérité c’est que le monde est rempli de types qui ont trop de pognon et qui veulent le prêter. »

La gauche soudain éclairée
Par une illumination
Se rappelant qui elle est
Passera peut-être à l’action

« On va vers une crise majeure et pour résoudre cette crise majeure, pour éviter la panique, il faudra que l’État prenne le contrôle des banques. C’est le subconscient de la gauche. »

Le subconscient de la gauche
Peine un peu à émerger
Dans une course où chevauchent
Les puissants et leur jockey

« La réalité psychologique de Sarkozy c’est que c’est un faible, ou plutôt c’est un type qui est dans des modèles hiérarchiques, qui tape sur les faibles et qui se soumet aux puissants. Donc quand il pense que les États-Unis sont puissants il obéit aux États-Unis, s’il pense que la Chine est puissante il se soumet à la Chine, et s’il pense que l’Allemagne est puissante il se soumet à l’Allemagne. Et puis il va taper sur les gamins de banlieue, sur les Roms – les Roms c’était l’idéal, c’est quelques milliers de mecs. »

C’est déjà assez bizarre
Qu’il ait pu nous gouverner
Une seconde victoire
Et c’est le drame assuré

« J’ai pas un tempérament à dire c’est foutu mais je peux dire que si Sarkozy est réélu, vu l’image qu’il donne à la France, les Français paieront la note. C’est le déclin. Si on vote mal on sera puni par l’Histoire. »

Sans craindre d’être envahi
Et même sans parler de guerre
Il faut voir la démocratie
Comme quelque chose qui se perd
On peut craindre rebelote
Bonaparte et ses sosies
Redoutons le bruit des bottes
L’Histoire n’est jamais finie

« Beaucoup de choses ont déjà été faites qui faciliteraient l’établissement d’un régime autoritaire en France : contrôle de l’information, rapprochement des corps de la police et de la gendarmerie – puisqu’une des grandes traditions républicaines c’était d’avoir deux corps de maintien de l’ordre, les gens ne se rendent pas compte à quel point c’est grave de tenter de fusionner la police et la gendarmerie. Ça oui, mais pas la guerre, pas la guerre. C’est déjà ça, une dictature sans la guerre. »

Quand l’horizon s’assombrit
Quand les nouvelles nous inquiètent
On voudrait des prophéties
Et voilà ce que dit le prophète :

« Il y a un moment donné où quelqu’un à l’Élysée fera des textes racontant n’importe quoi. »



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6 réflexions au sujet de « Mediapart 9. LE SUBCONSCIENT DE LA GAUCHE »

  1. BL

    Désolé de croiser le fer, mais je pense que la réalité n’est pas tout à fait comme ça.

    Grands parleux BL Dec. 2011, chanson de chansonnier
    L’apiculteur enfume la ruche pour que les abeilles croient qu’il y a le feu. Elles évacuent rapidement et ainsi l’apiculteur peut leur piquer le miel. Ce ne vous rappelle pas les medias ? Les medias nous enfument. Ca vent mieux comme ça, et puis ça fait le jeu de certains hommes politiques, surtout en période d’élection.

    C’est fou ce qu’on nous enfume
    Fumée noire comme le bitume
    C’est la panique on s’enfuit
    Les voleurs de miel sont ravis

    Grands parleux, petits faiseux
    Ces medias sont dangereux
    Et plus parleux des détails
    Et plus on trompe le bétail

    Mais on n’est pas du bétail,
    On est prêts pour la bataille
    Contre ignorance et mensonge
    On va pas passer l’éponge

    Avec leur thèses/antithèses,
    On peut dire « adieu synthèse »
    La gauche est toujours plus gauche
    Et la droite plus maladroite

    Ecoutez plutôt ceux qui
    Savent résumer l’riffifi
    Car c’est bien moins compliqué
    Que c’qui nous font avaler REF

    Nos chefs vendent nos pays à
    Des banques ou à des Etats
    Pourquoi ? Pour continuer
    A dépenser c’qu’on n’a pas gagné
    C’est comme si un éboueur
    Se payait Rolls et chauffeur
    Avec l’argent du viager
    De sa voisine de palier

    Là, Gauche et Droite se rejoignent
    Pour une partie de campagne
    Et font de l’économie
    Comme d’ignares apprentis

    Attendez, ce n’est pas tout
    S’ils gèrent mal, malus pour nous,
    S’ils gèrent bien, bonus pour eux,
    Vous l’avez dit, c’est véreux REF

    Nos élus endimanchés
    Qui prétendent tout réguler
    Sont des clowns de carnaval
    Et les medias font l’aval
    Les Trente Glorieuses, c’est fini
    Faut nous y faire, les amis,
    Arrêtons de dépenser
    Comme au temps des rois d’l’acier

    Certains disent que c’est terrible,
    Que c’est écrit dans la Bible,
    D’autres disent plus simplement
    Qu’on redevient comme avant (normaux, quoi)

    A force de crier « au loup »
    On met sa prudence au clou,
    Quand une crise bancaire survient
    On dit « bof, c’est le destin » REF

    A force de se décharger
    Des responsabilités
    Sur nos élus cabotins
    On n’est plus choqués par rien
    Tout ça devient ridicule
    On avale toutes les pilules
    Et quand une maison prend feu
    On y allume son joint d’beue

    Mais quand même on a les foies
    On n’achète plus rien, ma foi,
    Et on n’embauche pas non plus,
    L’Economie l’a dans l’…

    Des patrons vont en prison
    Pour des erreurs de gestion
    Mais les Etats, pas du tout,
    Les impôts épongent la boue REF

    On croit que ces ministères,
    Innombrables et qui coûtent cher
    Font la loi dans le commerce,
    Nous débarassent de la Gerce
    La vérité est toute autre
    Nul ne peut jouer les apôtres
    Au niveau mondial, la Loi
    L’a toujours dans le baba

    La Chine triche sur sa monnaie
    Et taxe à mort les imports
    Tous les pays trichent un peu
    Bafouent la Règle du jeu

    Saviez-vous que nos Etats
    Sont mis sous tutelle, comme ça,
    Comme ces gens handicapés
    Jugés inaptes à gérer REF

    Si c’est pas baisser les bras
    Et trahir l’électorat !
    Sarko, t’as pété les plombs,
    Ou t’es le roi des poltrons
    Parler de crise, quel culot !
    Quand on a pareil magot
    Simplement dilapidé
    En faux frais dégénérés

    Parler de crise, quel mensonge,
    Quand chaque année on éponge
    Cette gestion lamentable
    Du bien commun, c’est minable

    Pas bête, Helmut Kohl disait
    « L’Etat c’est une vache » sacrée
    « Qu’on trait sur terre », youkaïdi,
    Mais qui broute au paradis REF

    Notre caisse, c’est du gruyère,
    Une tirelire à l’envers
    Les impôts passent par les trous
    Pour finir dans les égouts
    Quelle honte, parler de « crise »
    Faire croire que l’Marché s’enlise
    Alors qu’on gagne des fortunes
    Le pays croule sous les thunes

    Dites plutôt « dépôt d’bilan »,
    Gestion nulle par des pédants
    Les maires se sont endettés
    Chez des banquiers assoiffés

    Ils se croyaient socialistes
    Mais confiaient aux capitalistes
    Les dettes de leur mairie,
    Où est la démocratie ? REF

    On achète la paix sociale
    En ne réformant que dalle
    Mais pour tant d’immobilisme
    A-t-on besoin de ministres ?
    Medias, medias, vous êtes fous,
    De temps en temps, taisez-vous
    Qu’on puisse écouter le bruit
    De la vraie économie

    Celle qui n’est ni gauche ni droite
    Mais qui est toujours adroite
    Pour pomper notre planète,
    Là aussi, quelle sacrée dette !

  2. BL

    Tant qu’on n’aura pas des chefs d’entreprises, ou même des banquiers comme ministres, on sera gérés par des ignorants de l’économie aveuglés par leur idéologie de droite ou de gauche. Les diplômés des grandes écoles d’administrations sont les rois de la joute oratoire, il peuvent défendre n’importe quel point de vue, sauf celui de la réalité et du pragmatisme. Ce qui leur manque aussi, c’est la responsabilité. Ils ne risquent jamais leurs billes quand ils sont aux commandes.
    Quand Gorbatchev a décidé la transparence, les russes ont été consternés par la médiocrité et la vulgarité de leurs dirigeants. Auparavant, ils n’avaient jamais eu le droit de les connaître. Le « social » français n’a rien de socialiste, chacun veut sa part du gâteau sans connaitre le poids de ce gâteau. Il n’y a là ni fraternité, ni altruisme. Plutôt une bande de pillards à laquelle aucun ministre n’ose s’attaquer par hantise de sortir du « politiquement correct ». Nous en payons le prix.

  3. BL

    Excusez ce dernier, pour la route…
    Si tu veux achever un ivrogne, donne-lui l’argent qu’il te demande. Si tu veux achever un pays qui ne sait pas gérer, fait de même. L’Europe prêtait de l’argent à condition que cet argent soit utilisé de façon intelligente. Strauss Kahn, au FMI, faisait le contraire. Il a eu évidemment plus de succès. C’est un pompier qui arrose avec de l’huile. La preuve de la lâcheté des pays, c’est qu’ils menacent de quitter l’Europe au moment où ça va mal. L’Europe, c’était seulement pour du bénéfice, pas par solidarité.

  4. A Boureau

    Très bon, comme d’habitude. Effectivement, essayer de rappeler sa mission à la gauche ne semble pas du tout superflu par les temps qui courent.
    Il serait bon qu’ils recommencent à défendre les classes moyennes dans leur ensemble, au lieu de s’attacher uniquement à la défense des fonctionnaires et des minorités. Malheureusement, je pense que ce ne sera pas pour cette élection.

    Je ne suis pas du tout t’accord avec vous, BL :
    Les Etats-Unis ont eu des banquiers et des chefs d’entreprise ministres, et regardez le bien que ça leur a fait, de mettre des gens de Goldman Sachs au trésor…

    D’ailleurs, on ne peut pas critiquer les hauts fonctionnaires et aduler les chefs d’entreprise en France, vu que les mêmes individus passent souvent de l’un à l’autre. Et si vous parlez des patrons de PME qui rament, ce sont aussi nos banquiers et dirigeants du CAC40 qui oeuvrent pour leur rendre la vie impossible.

  5. BL

    Merci pour votre commentaire éclairé, A Boureau, vous avez raison. Un courtier en assurances-vies me faisait la même remarque récemment: « Les chefs des grandes entreprises ont en commun avec les hauts fonctionnaires d’être à l’abri des sanctions en cas de fautes de gestion. Je pense que seuls des patrons de PME sont à même de donner des conseils en matière d’économie, et de devenir politiciens. Je ne prétend pas que ma chanson soit bien écrite, mais je crois que personne ne peut nier la réalité qui y est exposée. Les medias sont parfaitement nocifs en refusant d’apporter une vraie information sur la crise de la dette. Ce n’est pas surprenant, ils doivent entretenir la peur pour vendre et survivre. Et cela profite aussi aux politiques qui se présenteront en pompiers aux élections. Mais confier une nation en esclavage à des banquiers, ça n’a rien de démocratique. Cela montre simplement à quel point nos dirigeants ignorent l’économie et leurs responsabilités. Les USA ne font pas mieux, c’est vrai aussi. Les gens parlent de droits acquis, et bien nous avons perdus les droits les plus essentiels en matière de démocratie.
    Le vieil adage « charité bien ordonnée commence par soi-même garde toute sa valeur ». La démagogie a atteint son apogée.

  6. BL

    Désolé d’être lourd, mais il y a tellement urgence à informer… Il faudrait supprimer la version précédente. Celle-ci me semble mieux décrire la réalité:

    C’est fou ce qu’on nous enfume,
    Fumée noire comme le bitume,
    C’est la panique on s’enfuit
    Les voleurs de miel sont ravis
    Grand parleu, petit faiseu,
    Ces medias sont dangereux
    Et plus parleu des détails
    Et plus on trompe le bétail
    Mais on n’est pas du bétail,
    On est prêts pour la bataille
    Contre ignorance et mensonge
    On va pas passer l’éponge
    Avec leurs théses-antithèses
    tu peux dire « adieu, synthèse »,
    On blablate et on fait rien
    A part pleurer dans son coin
    A force de se décharger
    Des responsabilités
    Sur nos élus cabotins,
    On n’est plus choqués par rien,
    Ces medias sont ridicules,
    On avale toutes les pilules
    Quand le budget flambe en ville,
    L’Etat pompier jette de l’huile
    A force de crier « au loup »,
    On met sa prudence au clou
    Quand une crise bancaire survient
    On dit « bof, c’est le destin »
    Mais quand même on a les foies
    On n’achète plus rien, ma foi,
    Et on n’embauche pas non plus,
    Et du coup on l’a dans l’…
    Ecoutez plutôt ceux qui
    Savent résumer l’riffifi
    Car c’est bien moins compliqué
    Que c’qui nous font avaler
    Nos chefs vendent nos pays à
    Des banquiers et des Etats,
    Pourquoi? Pour continuer
    A dépenser c’qu’on n’a pas gagné
    C’est comme si un éboueur
    Se payait Rolls et chauffeur
    Avec l’argent du viager
    De sa voisine de palier.
    Le voleur est généreux
    Quand il a la carte bleue
    De sa dernière victime,
    Bonjour l’industrie du crime!
    Quand on sait qu’la TVA
    Est le vrai revenu d’l’Etat,
    On plaint tous les SDF
    Qui paient le gâchis des chefs
    Ca rappelle
    Ces marchands sans foi ni loi
    Qui vendent vos dettes aux mafias
    Un jour, sans vous prévenir,
    Que peut-on faire de pire?
    Charité bien ordonnée
    Commence par soi-même, c’est vrai
    Si vous déposez l’bilan,
    Vous n ‘aiderez personne, néant !
    Là, Gauche et Droite se rejoignent
    Pour une partie de campagne,
    Et font de l’économie
    Comme d’ignares apprentis
    Attendez, ce n’est pas tout,
    S’ils gèrent mal malus pour nous
    S’ils gérent bien bonus pour eux,
    Vous l’avez dit, c’est vereux
    Nos élus endimanchés
    Qui prétendent tout réguler,
    Sont des clowns de carnaval
    Et les medias font l’aval
    Big mother est surtout bonne
    Pour fliquer au maximum,
    Et pout tendre ses mamelles
    Bien remplies par curatelle
    Mais qui sont ses curateurs?
    Et non, pas des enfants de choeur,
    Les Emirats, et la Chine,
    Ils rachèteront nos ruines.
    On cherche un bouc émissaire:
    Pour exhiber ses viscères,
    On accuse les riches, pas bête, mais
    Quelle rapport avec la dette?!!
    Les Trente Glorieuses, c’est fini,
    Faut nous y faire, les amis,
    Arrêtons de dépenser
    Comme au temps des rois d’l’acier
    Certains disent que c’est terrible,
    Que c’est écrit dans la Bible,
    D’autres disent plus simplement
    Qu’on redevient comme avant
    (Normaux, quoi, ni riches ni pauvres)
    Si vous voulez achever
    Un alcoolique avéré,
    Donnez-lui souvent de l’argent,
    Il mourra en un rien d’temps
    Alcooliques, gouvernements,
    Même maladie, même traitement,
    Apprendre à faire un régime,
    Arrêter de boire la dime,
    Des tutelles vont en prison
    Pour des fautes de gestion
    Mais les Etats, pas du tout,
    Les impôts épongent la boue
    On croit que ces ministères,
    Inombrables et qui coûtent cher
    Font la loi dans le commerce,
    tuent les pratiques perverses
    La vérité est tout autre
    Nul ne peut jouer les apôtres,
    Car le commerce mondial,
    C’est la jungle en plus bestial
    Et aucun gouvernement
    N’y peut rien, oui c’est navrant
    Mais le commerce mondial
    Est une bête indomptable
    La chine triche sur ses exports,
    Et taxe à mort ses imports,
    Les autres aussi trichent un peu,
    Méprisent les règles du jeu
    Saviez-vous que nos Etats
    Sont mis sous tutelle, comme ça,
    Comme ces gens handicapés
    Jugés inaptes à gérer
    Si c’est pas baisser les bras
    Et trahir l’électorat!
    Sarko, t’as pété les plombs,
    Ou t’es le roi des poltrons.
    Parler de crise, quel culot!
    Quand on a pareil magot.
    Simplement dilapidé
    En faux frais dégénérés
    Parler de crise, quel mensonge,
    Quand chaque année on éponge
    Cette gestion lamentable
    Du bien commun, c’est minable.
    Pas bête, Elmut Kohl disait
    « L’Etat c’est une vache » à lait
    « Qu’on trait sur terre », youkaïdi,
    « Mais qui broutte au paradis »
    Notre caisse, c’est du gruyère
    Une tirelire à l’envers
    Les impôts draînent la monnaie
    Pour engraisser des banquiers.
    Quelle honte, parler de « crise »
    Faire croire que l’marché s’enlise
    Alors qu’on gagne des fortunes
    Le pays croûle sous les thunes
    On fait un dépôt de bilan
    Gestion nulle par des pédants
    Ils se croyaient socialistes
    Mais confiaient aux capitalistes
    Les dettes de leur mairie
    Où est la démocratie?
    Medias, medias, vous êtes fous,
    De temps en temps, taisez-vous,
    Qu’on puisse écouter le bruit
    De la vraie Economie
    Celle qui n’est ni gauche ni droite,
    Mais qui est toujours adroite
    Pour suivre les aléas
    Si on ne la musèle pas
    Il ne faut pas faire rimer
    Socialisme avec saignée
    Les saignées du temps d’Molière
    Gurérissaient jusqu’au cimetierre
    Le parasite a du bon
    S’il ne tue pas l’étalon
    Mais quand il devient trop gros,
    Il tue sa proie dans le dos.
    Contre tant d’immobilisme
    Que nous faut-il ? Un séisme?

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